Méthodologie/Conseil : Organisation en stage + Gestion du stress

Vous me l’avez beaucoup demandé alors il me semble normal de vous écrire un article sur ma façon de faire concernant les stages et le stress. On va donc découper cet article en deux grandes partie : organisation en stage et gestion du stress.
Je tiens avant tout à rappeler que je ne marque ici que mes propres méthodes et ce qui fonctionne avec moi, comment je m’organise moi-même et ce qui m’a réussi. Absolument rien de ce que je dis doit être appliqué à la lettre pour tout le monde, chacun a son organisation et ses habitudes, vous m’avez demandé les miennes, les voici.


I- Organisation en stage 

Je fais surtout cette partie pour les personnes qui viennent de réussir leur PACES et qui vont avoir leur premier stage infirmier, ou leur premier stage hospitalier tout court, ainsi que les personnes ayant réussi la passerelle et qui se retrouvent en 2ème ou 3ème année de médecine. Moi aussi j’étais un peu stressée à l’arrivée du premier stage. Pas de panique, tout se passera bien, n’oubliez jamais que vous êtes là avant tout pour apprendre. Personne ne vous en voudra si vous ne savez pas grand chose voire rien du tout.

Il faut tout d’abord savoir avant toute chose que je n’ai pas pu toujours choisir les stages que je voulais. En deuxième année, mon classement au sein de ma promotion ne m’a pas permis d’avoir le choix (les étudiants issus de passerelle sont classés en dernier, ce que je trouve personnellement normal) mais je me suis toujours dit que j’allais m’investir à fond dans mon stage, qu’importe le service dans lequel je tomberais car je pense qu’on peut toujours tirer du positif dans les stages. Je n’ai donc jamais choisi un stage dit « planqué », j’ai toujours choisi au maximum mes stages par rapport aux appréciations des étudiants des années antérieures et donc je choisissais les stages où il y avait le plus de choses à faire. Je préférais aussi les stages où nous étions le moins d’étudiants possible. En effet, plus on est, et moins on a de chances de faire des choses. Dans les stages où on est peu, on peut être confronté à + de gestes médicaux, et souvent, les médecins sont + disponibles (bien sûr cela dépend du médecin et du service).
→ Le premier conseil que je peux donner, c’est de se donner au maximum dans son stage, même si ce n’est pas le service ou l’établissement que l’on souhaitait, parce qu’aller en stage en étant dégouté ça n’aide pas à s’épanouir et à apprendre.

 

Selon le service où je tombais, je « révisais » quelques notions clés la veille du premier jour de stage. Par exemple, quand je suis allée en gynécologie-obstétrique, j’ai révisé des notions d’anatomie du petit bassin et de l’appareil génital féminin (car c’était des cours vus en PACES que je n’avais pas fait étant donné qu’ils étaient dispensés dans une UE qui n’était pas au programme pour les personnes qui présentent le concours pharmacie). Lors de mon dernier stage de D1 en cardiologie, j’ai révisé l’examen clinique du coeur, pour le stage de neurologie j’ai revu quelques cours d’anatomie ainsi que les pathologies fréquentes.
→ Mon second conseil serait de voir quelques cours en rapport avec le service dans lequel vous allez effectuer votre stage. C’est toujours mieux d’arriver en stage et de comprendre certains termes médicaux, d’avoir l’anatomie en tête. En effet, certains médecins/internes considèrent que ce sont des acquis et ne reviendront pas dessus, voire certains, risquent de vous remonter les bretelles s’ils se rendent compte que vous ne connaissez rien de votre cours.
Selon moi, les stages viennent compléter nos bases théoriques et nous enseignent la pratique auprès des patients. Si on arrive avec aucune connaissance, c’est plus difficile d’en tirer profit.
Après attention, dans certaines situations, cela n’est pas applicable. Il est possible que vous tombiez dans un service/une spécialité pour laquelle vous n’avez encore jamais vu aucun cours. Quand cela m’est arrivé, je suis me renseignée sur ce qui était pratiqué dans le service (sur le site de l’AP-HM, pour chaque service, il est noté ce qui s’y fait dans le service), et je regardais quelques trucs en rapport avec la spécialité sur internet.

 

En stage, je n’ai jamais hésité à poser des questions, que ce soit aux externes, aux internes, aux médecins, aux infirmiers… Ce sont des gens qui sont là depuis un moment, qui savent mieux que nous. En règle générale, le personnel soignant aime bien qu’on leur pose des questions et qu’on s’intéresse à ce qu’ils font. Je ne connais personne qui s’est fait remballer parce qu’il a posé une question. Je pense très sincèrement qu’il est primordial de ne pas être timide et d’oser poser des questions, se renseigner, apprendre et comprendre. Personne ne se moquera de vous, on a tous été étudiant. Aucune question n’est inutile. Je n’ai jamais hésité à demander par exemple « je sais qu’on a vu ça en cours mais j’avais mal compris/mais je ne m’en souviens pas très bien, pouvez-vous me réexpliquer rapidement ? ». Il y a pleins de notions que j’ai retenues grâce aux stages et je pense également qu’un bon externat ne peut pas être dissocié d’une bonne assiduité et implication dans les stages (après c’est certaine fois beaucoup plus facile à dire qu’à appliquer j’en suis consciente).
→ Vous l’aurez compris mon troisième conseil est d’oser poser des questions aux personnels du service de votre stage. On apprend tellement mieux quand nos aînés nous enseignent. N’ayez pas honte et au contraire, en posant des questions et en s’intéressant, c’est ainsi que l’on vous fera participer au service.

 

Une des choses les plus importantes également est de s’impliquer dans son service. Rendez-vous utile ! Demandez en quoi vous pouvez aider, ne restez pas dans votre coin en attendant qu’on vous interpelle. Je pense qu’il n’y a rien de plus insupportable pour le personnel du service que de voir traîner un étudiant dans un coin, qui ne parle pas et qui attend. Je peux vous garantir que personne ne viendra vous prendre par la main pour vous apprendre. Si vous ne vous imposez pas, personne ne viendra vous chercher. Dites aux personnes qui s’occupent de vous et qui vous entourent que vous avez envie d’apprendre, de voir des choses. Moi je n’hésitais pas à dire par exemple « Quand tu auras une ponction lombaire est-ce que je pourrai venir avec toi? » et à chaque fois quand il y avait des gestes médicaux, ou des choses plus « particulières », les externes/internes me proposaient de les accompagner. J’ai pu voir plein de choses chouettes.
→ Ainsi mon quatrième conseil serait de demander à faire/voir des choses. Investissez-vous au maximum. Même si on vous demande certaines fois de faire des tâches ingrates, faites-les. Prenez les devants, prenez des initiatives et faites des choses que vous savez faire, n’attendez pas qu’on vous demande. Demandez également à ce qu’on vous apprenne à faire les choses. J’avais personnellement demandé aux externes qu’ils m’apprennent à remplir les bons pour les examens et ainsi, chaque jour, j’allais regarder dans le tableau quels examens il y avait à faire pour quels patients et je remplissais les bons. Cela permettait aux externes d’avoir moins de choses à faire, ils étaient contents que je les aide et ainsi ils m’apprenaient pleins de choses.

 

Comme il est parfois difficile de tout retenir : ce qu’on vous demande de faire, ce qu’on vous apprend à faire etc, n’hésitez pas à noter tout ce qu’on vous dit pour ne pas être perdu ! Parfois les informations arrivent en masse et très vite et on n’a pas le temps de tout intégrer et tout retenir.
→ Personnellement (et je vous le conseille), j’ai toujours un petit carnet dans ma blouse avec un stylo (comme beaucoup d’entre nous je suppose), je note dedans les tâches que j’ai à effectuer, les choses à ne pas oublier (par exemple « demander au patient de la 302 le nom de son médecin traitant », « faire bon scanner pour le patient de la 307 »), je note également toutes les choses que j’apprends soit par les internes/médecins ou par les externes. Ensuite, à la fin du stage, je retranscris toutes les choses que j’ai apprise et notées dans mon carnet, sur un plus grand carnet que je garde chez moi que j’ai appelé « STAGES » afin d’avoir au propre, tout ce que j’ai appris durant mes stages.

Voici un de mes petits carnets « STAGES » :

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le dernier petit paragraphe concernera plutôt des règles de bons sens, mais je préfère quand même le dire.
→ Soyez ponctuel et assidu, évitez de manquer des jours de stage parce que vous avez la flemme ou parce que tous les mardis soirs y a une soirée donc le mercredi matin vous dormez. Restez honnête, quand on vous demande de faire quelque chose, si vous ne savez pas, dites-le plutôt que faire n’importe quoi. Dès qu’il est 12h00 pile, ne courez pas voir votre interne pour lui dire « il est midi c’est l’heure, au revoir » mais attendez un minimum de voir si on n’a pas besoin de vous dans le service avant de partir comme un voleur. Soyez respectueux avec le personnel (je trouve que c’est un véritable manque de respect les étudiants en médecine qui se croient au dessus des infirmiers/aides soignants et qui les prennent de haut, ils en savent surement plus que nous, ça fait plus longtemps que nous qu’ils bossent dans ce service) mais aussi avec les patients. Lors de notre premier cours de sémiologie en deuxième année, je me souviens qu’on nous avait dit que la chambre du patient à l’hôpital, c’est lui qui la loue, c’est comme son appartement alors tapez avant d’entrer, c’est un minimum de respect à avoir. Quand vous parlez au patient, que vous lui faites un examen clinique ou autre, refermez la porte de sa chambre derrière vous. N’oubliez pas les règles d’hygiène, que ce soit pour vous, ou pour éviter de contaminer d’autres personnes.
Je sais pertinemment que vous savez tout ça, mais je sais que personnellement ce sont des choses que je me répète à chaque fois parce que je remarque qu’avec les années, beaucoup sont les personnes qui oublient ces règles simples et des fois les patients se sentent clairement non respectés.

 

Vous savez maintenant comment je m’organise en stage pour apprendre plein de choses, et m’épanouir au mieux. Bien sûr, selon le service, la disponibilité du personnel etc., cela ne se passe pas toujours comme prévu, mais essayez toujours de tirer le meilleur de votre stage. Il m’est aussi arrivée de tomber dans un stage où je n’ai (quasiment) rien appris et où je me suis ennuyée malgré toute ma bonne volonté (vous découvrirez bientôt tout ça dans les prochains articles…). Encore une fois, ces règles ne sont pas des règles d’or mondialement reconnues, c’est ce que j’applique personnellement et ce qui me réussit, on est tous différents !

 

II- Gestion du stress

Cela me fait bizarre d’écrire un article sur la gestion du stress car… je suis peut-être la personne la plus stressée au monde. Il existe énormément de situations anxiogènes pour moi, et quasiment toutes les nouvelles situations le sont. J’ai donc du, trouver des solutions pour être moins stressée en permanence, parce qu’autrement je n’aurai pas été très efficace.

CONCERNANT LE STRESS PENDANT LES STAGES :
Avant tout nouveau stage, je suis stressée. C’est indéniable, cela m’arrive à chaque fois. J’ai toujours peur d’être mal reçue, de déranger, d’être seule, d’être nulle, d’être moins bonne que mes co-stagiaires, d’être complètement larguée, d’être maladroite.
Cependant, lors de mes derniers stages, j’ai réussi à relativiser.

→ J’ai donc compris avant tout que je ne suis qu’une étudiante, il est normal de ne pas tout savoir. Cela ne sert à rien de se mettre la pression pour être au même niveau que les autres. Chacun avance à son rythme. Si il y a des choses où je me suis moins bonne que les autres, justement, il faut que je profite de ce stage pour demander de l’aide. Par exemple en cardiologie, j’avais mal compris comment on déterminait l’axe du coeur avec le cercle trigonométrique en fonction des dérivations. Je l’ai dit à ma co-stagiaire qui m’a fait un dessin et m’a réexpliqué. Depuis, je suis incollable là-dessus. D’ailleurs merci Estelle si tu passes par là.

J’ai donc refait ce cercle trigonométrique au propre et l’ai inséré dans mes fiches.

 

→ Comme je le disais précédemment, revoir quelques notions de cours et d’anatomie avant le stage, me permettait d’être moins stressée car je savais où je mettais les pieds.

→ Quand des personnes que je connaissais de ma promo étaient passées dans le stage avant moi, je leur demandais si cela s’était bien passé et quelles étaient les choses primordiales à savoir pour ce stage. Cela me permettait de me préparer psychologiquement à ce nouveau service et de savoir où j’allais.

→ Etre moins timide et ouverte avec les externes/internes m’a permis de me sentir moins seule et d’avoir des épaules sur lesquelles me reposer quand j’avais des doutes ou des questions. Les externes m’ont énormément appris pendant cette année de D1, merci.

Suivre les externes au début pour voir et comprendre ce qu’ils font avant de me lancer moi-même à faire des tâches. Ca me rassure de faire les choses moi-même qu’une fois que je les ai bien vues et comprises. Je n’hésite pas à demander aux externes aussi « je vais essayer de le faire moi-même, est-ce que tu peux venir avec moi pour me dire ce qui est bien et ce qui l’est moins ? ». Je suis moins stressée quand il y a un quelqu’un avec moi de plus expérimenté. Si les externes ne sont pas disponibles alors je demande à faire la dite chose avec un(e) de mes co-stagiaires, je trouve qu’à deux cerveaux, on s’en sort mieux.

Ceci (ainsi que tout ce que je vous ai dit dans la première partie sur mon organisation pendant les stages ) m’aide à prendre confiance en moi et à moins stresser. Je reste quand même quelqu’un d’extrêmement stressé, mais en apprenant à comprendre ce qui me stresse et en essayant de le maitriser, je me sens mieux.

 

CONCERNANT LE STRESS EN PERIODE DE REVISIONS/PARTIELS :
Je pense que beaucoup d’entre nous sommes stressés pendant les périodes de révisions/partiels. Je pense aussi que c’est normal. Personne n’aime se planter, avoir des rattrapages ou redoubler, il est naturel d’être stressé et je pense également que le stress nous permet de nous donner un petit coup de fouet et nous force à être productif et à donner le meilleur de nous-même justement par peur de l’échec.

Cependant, être trop stressé est contre-productif selon moi. En effet, quand je suis trop stressée, cela en devient maladif, je me dévalorise, je n’arrive plus à apprendre, j’ai l’impression que je ne comprends rien et que je suis incapable de retenir quoi que ce soit, je m’emballe, je m’embrouille, je m’énerve… C’est une perte de temps inutile.

Pas de recette miracle concernant ce stress là malheureusement, et ce n’est pas faute d’avoir essayé beaucoup de choses. Ce qui me permet d’avoir un stress élevé mais qui reste « normal » pendant cette période c’est de rester organisée. Pour cela, je ne peux pas me la couler douce pendant tout le semestre et travailler comme une acharnée pendant les périodes de révisions. Je suis obligée, avant que la dite période de révisions commence,de programmer mon planning de révisions sur les prochains jours/semaines pour être fixée sur ce que je dois faire chaque jour et ne pas avancer à l’aveugle. C’est une vraie réussite quand je coche dans mon planning les cours que j’ai terminés de réviser et ça me détresse de voir que j’avance dans mon programme fait sur mesure pour que je puisse voir les cours autant de fois que nécessaire.

Comme je vous l’ai expliqué dans l’article sur ma méthode de travail (ici), pendant le semestre, j’en profite pour comprendre mes cours et en faire des fiches complètes mais plus synthétique que le cours. Ainsi, pendant les périodes de révisions, je suis rassurée quand je dois réviser un cours qui ne fait que 4 pages au lieu de 20-30 initialement. Etant donné que c’est un cours déjà vu dans le semestre, ce n’est pas complètement nouveau pour moi et ça me rassure de lire quelque chose que je comprends, et dont j’ai retenu certaines petites choses.
Personnellement, cela me stresserait énormément si pendant les périodes de révisions je devais voir pour la première fois des cours de 20 pages. Je verrais que j’avance trop lentement et que j’ai du mal à tout comprendre et retenir d’un coup et je perdrais complètement mes moyens. Je suis donc obligée de prendre les devants, et de travailler un petit peu chaque jour pendant le semestre pour ne pas être noyée et donc ne pas être trop stressée par la quantité énorme de cours.
Mais je sais aussi que beaucoup ne font pas grand chose pendant le semestre et voit tout pendant les périodes de révisions et s’en sortent bien également. Moi ça me stresserait et me rendrait contre-productive, mais il y en a qui s’en sortent très bien.

 

Pendant les périodes de révisions, j’ai également besoin de prendre des pauses, et d’avoir au maximum mes soirées de libre. C’est important pour moi de reposer mon cerveau après le repas du soir, une fois que mon planning est bouclé. Etant donné que j’ai tout organisé à l’avance avec mon planning, je sais que quand j’ai terminé, j’ai terminé. Même si je termine plus tôt que prévu (par exemple 19h alors que j’avais prévu au moins 21h), j’arrête de travailler. Il faut savoir être fier de soi, et apprécier les moments où nous avons été meilleurs et plus productifs que d’habitude. Quand je termine plus tôt, je me félicite et m’autorise donc plus de temps libre. Par contre je m’interdis formellement de bâcler un cours pour terminer plus tôt.

 

Faire des annales me permet de voir si j’ai bien compris et retenu le cours, ou si je suis complètement à côté de la plaque. Les annales reflètent souvent ce que les professeurs attendent de nous, et sur quoi ils ciblent le plus important de leur cours. J’essaie de prendre du temps, à chaque période de partiel, de faire et refaire autant de fois que possible des QCM d’annales. Certaines fois même, ce sont exactement les mêmes QCM qui retombent, ça fait des points gagnés en plus. Les annales sont pour moi le meilleur entrainement qui soit.

 

J’aime beaucoup réviser à plusieurs. C’est-à-dire qu’à chaque période de révisions, je m’organise une (ou plusieurs selon les besoins) session « annales » avec une très bonne amie dans la même promotion que moi. Des bisous Laura si tu passes par là.
C’est super important pour moi de voir comment elle a compris les choses et qu’on mette en commun nos idées, notre façon de comprendre etc. Je n’hésite pas à poser des questions de compréhension à mes amis les plus proches dans ma promotion également. J’aime beaucoup aussi quand ils me posent des questions, ça me permet de réfléchir et d’expliquer une partie de cours précise, donc ça m’aide à réviser également. Mettre en commun avec des amis proches m’aide énormément et ça aide à se remotiver, à garder le moral et donc à être moins stressé : déjà parce que ça fait du bien d’être entouré par les personnes qui vivent la même chose que soi, parce que quand je comprends mal quelque chose je sais que je peux compter sur eux, parce que quand personne n’a compris un truc je sais que je ne suis pas bête et qu’on est plusieurs dans le même cas.

 

Finie la PACES, pendant les périodes de révisions je n’hésite pas à prendre quelques heures dans la semaine pour voir ma famille. J’ai énormément besoin d’eux, ne pas les voir pendant trop longtemps m’irrite et je me ressource toujours quand je suis près d’eux. Etre en compagnie de personnes que l’on aime et qui font autre chose que passer leurs journées à réviser me fait du bien, je pense à autre chose pendant un moment.

 

Si malgré tout ça, je reste trop tendue, stressée, énervée, alors je stoppe tout pendant une après-midi et une soirée. Je me détends en lisant, en jouant, en prenant un bon bain, en m’occupant de mon jardin et mes animaux, en sortant, en cuisinant bref en faisant tout sauf de la médecine. Au début je culpabilise de ne rien faire, mais ce sont des moments qu’il faut savoir prendre en cas d’extrême besoin. Ca ne m’arrive pas souvent d’en arriver là, mais quand on commence à se mettre à pleurer pour un rien, à ne plus être capable de travailler quoi que ce soit cela ne sert à rien de continuer à part se stresser encore plus, se fatiguer, et donc être clairement contre-productif. Il est important de savoir reconnaitre ces moments de « burn-out » et ne pas forcer, c’est inutile, vous allez vous dégouter des études.
Après une demi journée de repos complet, je repars souvent en meilleure forme et motivée pour affronter les jours restants avant les partiels.

 

Le jour des partiels je suis toujours très stressée comme tout le monde. Là non plus, pas de recette miracle : il faut donner le meilleur de soi même, et ne penser à rien d’autre pendant l’examen pour être concentré au maximum et ne rien regretter ensuite. Si vous avez révisé, dites vous que ça ne peut que bien se passer, si ça se passe mal, essayez de savoir pourquoi pour avancer et ne pas rester bloqué sur un échec.
Beaucoup ne supporte pas qu’on parle des épreuves une fois qu’elles sont passées parce que ça les stresse, d’autres ont besoin d’en parler justement. Je sais que personnellement, j’ai besoin d’en parler, de vérifier certaines choses dans mes cours, sur internet etc autrement ça me reste dans la tête et ça n’en sort pas. C’est comme ça depuis toujours. Mais je respecte ceux qui ne veulent plus en parler jusqu’aux résultats. Alors essayez de savoir ce que vous préférez et entourez vous, après les partiels, des personnes qui sont comme vous.

 

Personnellement, je ne prends pas de substances médicamenteuses ou des plantes pour ne pas stresser car je sais que cela ne fonctionnerait pas vraiment sur moi, et surtout je ne veux rien prendre pour ça. Je ne pourrais donc rien vous conseiller là dessus. Apprendre à gérer son stress et tout faire pour être le moins stressé (s’organiser, apprendre à avoir confiance en soi, demander de l’aide si nécessaire…) est la meilleure solution pour moi.

 

J’essaie de toujours garder en tête mes objectifs, tout ce que j’ai fait pour en arriver là, tous les gens qui rêveraient d’être à ma place, et l’objectif principal d’être médecin au final, plus beau métier du monde à mes yeux, et j’arrive à me remotiver, à prendre confiance en moi.

 

Rien donc de particulier concernant cette gestion du stress, car ces périodes là sont toujours de très très grandes périodes de stress pour moi, mais j’apprends au fil des années à mieux me connaitre, à voir ce qui fonctionne avec moi, à comprendre ce qui me stresse vraiment et ainsi, j’arrive petit à petit à transformer ce stress pathologique en stress positif. Encore une fois, il est normal d’être stressé quand on est étudiant, mais faites attention à ce que cela ne vous handicape pas. Le stress chronique est pathologique et pourvoyeur de nombreuses maladies métaboliques. Apprenez à vous écouter, écouter votre corps et vos envies, et prendre des pauses quand cela est nécessaire.

 

N’hésitez pas à me dire quelles sont vos méthodes pour assurer en stage, et pour gérer votre stress, je trouve ça super chouette de pouvoir partager 🙂

4 Replies to “Méthodologie/Conseil : Organisation en stage + Gestion du stress”

  1. Tu es tellement intéressante. Merci pour tes conseils ! Je rentre en p2 l’an prochain via passerelle et je me sens moins stressée en lisant ceci ! Tous dans la même galère 😉

    1. Oh merciiii beaucoup ! Tu vas assurer en p2, aies confiance en toi !

  2. Tu es redoutable toi pour les ECN…

    1. Nooooon, pas du tout ! Je suis comme tout le monde.

Laisser un commentaire